Yann Auradou, aujourd’hui Référent Sportif Fédéral Interrégional pour la FFT, a remporté avec Mathis Dupont-Brimbeuf le P1000 Impact Stadium de La Rochelle, en battant Alexis Coulombeau et Ludovic Cancel dans une finale intense. Au-delà de ce succès, Yann se confie sur son parcours, ses ambitions, et son rôle dans la progression des jeunes joueurs de padel.
Analyse de la finale
Peux-tu revenir sur cette finale contre Coulombeau/Cancel ?
“Au premier set… Je trouve qu’on a beaucoup trop joué sur Ludo [Cancel], et il a vraiment pris le dessus sur Mathis. Ce qui a fait la différence au deuxième et au troisième set, c’est qu’on a varié un peu plus, notamment en jouant davantage sur Alex [Coulombeau]. Et surtout, Mathis s’est réglé, il a été plus agressif et a touché ses grilles. On s’est tous les deux montrés plus entreprenants, ce qui a permis de changer la dynamique du match.”
Le troisième set a été particulièrement disputé. Comment l’as-tu vécu ?
“C’était très serré. On a eu des balles de break presque à chaque jeu, mais de l’autre côté, sur nos jeux de service, on se retrouvait souvent à 0-30. À 5-4 contre nous, ils ont eu trois balles de match, mais on a réussi à les sauver, parfois sur des coups improbables. Il y a eu des points vraiment marquants, comme celui où je tombe ou encore une balle let qui passe. Finalement, on arrache la victoire au tie-break, qu’on gagne 7-1. Honnêtement, c’était un match de grande qualité des deux côtés. S’ils avaient gagné, ça aurait été mérité aussi.”
Une victoire particulière
Qu’est-ce que cette victoire représente pour toi ?
“C’est un P1000 que je gagne après une longue période sans titre. C’est aussi mon dixième P1000, donc c’est symbolique. En plus, cette fois, j’ai joué à gauche, ce que je n’avais pas fait depuis deux ans. D’habitude, je jouais à droite, donc ça rend cette victoire encore plus spéciale pour moi. Je dirais même que c’est l’une de mes plus belles victoires en P1000, notamment parce que je joue moins et m’entraîne moins aujourd’hui.”


Regard sur l’avenir
Quels sont tes objectifs pour la suite ?
“Je n’ai plus vraiment d’objectifs précis. Mon ambition, c’est surtout de faire progresser les jeunes joueurs, comme Mathis, qui a 24 ans. De mon côté, je veux juste maintenir un niveau correct, entre la 40ᵉ et la 60ᵉ place. Cela me permet de rester crédible en tant que capitaine de l’équipe de France.”
Tu joues maintenant avec plusieurs partenaires. Pourquoi ce choix ?
“Je prends plaisir à jouer avec différents joueurs. Cela me permet de varier et de m’adapter, que ce soit à gauche ou à droite. Avec un gaucher, par exemple, je peux m’installer à gauche, ce qui aide. Mais l’objectif principal reste de m’amuser sur le terrain tout en gagnant quelques P1000. La pression est moindre maintenant, donc c’est plus agréable.”
Quel rôle joue ton entraînement dans ton maintien à ce niveau ?
“Depuis que je travaille à la Fédération, je m’entraîne davantage physiquement. J’ai accès à une salle de sport, et j’essaie de me maintenir en forme après mes journées de bureau. Cela fait la différence sur le terrain, même si je joue moins souvent.”
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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