C’est une annonce qui n’est pas passée inaperçue dans le monde du padel. Javi Garrido a officialisé son départ de Cordoue pour s’installer à Dubaï. Un choix fort, assumé, et surtout symbolique d’une tendance de plus en plus marquée sur le circuit. Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, le joueur andalou est allé droit au but :

« Très heureux de vous dire que j’ai déménagé à Dubaï pour continuer à développer ma vie personnelle et professionnelle. Avec beaucoup d’envie de grandir et de relever de nouveaux défis. »

Une phrase simple, mais lourde de sens.

Un virage après une saison compliquée

Ce déménagement arrive à un moment charnière de la carrière du “Califa”. L’année 2025 n’a clairement pas été un long fleuve tranquille pour Garrido. Des pépins physiques, des résultats en dents de scie, et des éliminations prématurées qui ne collaient pas vraiment avec le standing d’un joueur habitué aux hauteurs du classement.

Et pourtant, la fin de saison a laissé entrevoir autre chose. Associé à Lucas Campagnolo, lui aussi très solide sur les derniers tournois, Garrido a retrouvé du rythme, de l’impact, et surtout des sensations. Suffisant pour terminer l’année sur une note bien plus positive qu’attendu.

En 2026, il repartira avec Lucas Bergamini. Une paire qui se connaît déjà, qui a fonctionnée par le passé, et qui se reforme avec un objectif clair : s’installer durablement dans le top 8 et redevenir une paire qui compte vraiment sur le circuit.

L’Espagne n’est plus le seul centre du monde

Il fut un temps où presque tout passait par Madrid, Barcelone ou Valladolid. Les académies, les sparrings, les repères… tout était là. Mais le padel a changé de dimension. Le calendrier s’est internationalisé et rester “chez soi” est devenu presque anecdotique dans une saison.

Dans ce contexte, certains choix deviennent logiques. Conditions d’entraînement haut de gamme, fiscalité attractive, qualité de vie, infrastructures neuves… Les Émirats cocheraient beaucoup de cases pour un joueur professionnel aujourd’hui.

Garrido n’est d’ailleurs pas un cas isolé.

Dubaï attire, et ce n’est pas un hasard

Avant lui, Jon Sanz avait déjà fait le pas. Le Navarrais expliquait récemment qu’il ressentait « le besoin d’un changement ». Même constat du côté de Victoria Iglesias, qui confiait avec beaucoup de sincérité :

« Partir fait mal, mais parfois il faut être courageux et continuer à grandir. »

À ce groupe s’ajoute aussi Arturo Coello, installé depuis un certain temps déjà à Miami. Preuve que les racines espagnoles restent fortes, mais que le quotidien, lui, se mondialise.

Le centre de gravité du padel est en train de bouger

L’arrivée de joueurs comme Javi Garrido à Dubaï ne relève plus de l’anecdote. Elle confirme une évolution profonde du padel professionnel. Le talent espagnol continue d’irriguer le circuit, mais son cœur ne bat plus exclusivement en Espagne.

Petit à petit, d’autres capitales prennent de l’importance. Et Dubaï, clairement, n’a plus rien d’un simple projet exotique.