Ancien joueur de tennis au plus haut niveau, entraineur de l’équipe de France de Coupe Davis, directeur du Challenger Open Sopra Steria de Lyon… et désormais organisateur du FIP Platinum Lyon. Depuis quelques années, Lionel Roux a opéré une transition naturelle vers le padel, où il retrouve son ADN de compétiteur et son goût pour l’événementiel. À deux mois du grand rendez-vous lyonnais (15-19 octobre 2025), il revient sur son parcours et sa nouvelle passion.
Le joueur de tennis devenu organisateur
Pendant sa carrière, Lionel Roux a côtoyé les plus grands. Classé 48e mondial en 1995, il a disputé tous les tournois du Grand Chelem, affronté les stars de son époque et même remporté la Coupe Davis comme capitaine adjoint.
« Le tennis m’a tout donné : une culture de l’effort, des rencontres incroyables et une rigueur dans le travail. Mais après avoir raccroché la raquette, j’ai vite eu envie de rester dans l’organisation, de transmettre et de créer des événements. »
C’est ainsi qu’il a repris les rênes de l’Open Sopra Steria de Lyon, tournoi challenger devenu une référence du circuit ATP. Une expérience précieuse qui lui sert aujourd’hui pour se lancer dans un nouveau défi : le padel.
Le déclic padel
Comme beaucoup d’anciens joueurs, Lionel Roux découvre le padel « un peu par hasard » à Lyon.
« J’ai aimé le côté collectif, convivial, mais aussi tactique. Ça m’a rappelé les matches de Coupe Davis, où on vit des émotions ensemble. Le padel a une dimension humaine et ludique qui complète parfaitement le tennis. »
Rapidement, il prend goût à la compétition, dispute quelques tournois et comprend le potentiel énorme de ce sport en pleine explosion.
Du FIP Gold au Platinum
En 2024, il franchit le pas : sous son impulsion, Lyon accueille pour la première fois un FIP Gold. Un vrai succès au Palais des Sports de Gerland. « On a senti un vrai engouement du public lyonnais, mais aussi des joueurs français, qui ont besoin de tournois de ce niveau pour se confronter aux meilleurs. »

Cette année, l’événement change encore de dimension : Lyon passe en FIP Platinum, la catégorie reine du circuit FIP.
« Le prize money triple (150 000 euros), la logistique est démultipliée, et on passe à une dimension quasi comparable à un tournoi Premier Padel. C’est un vrai défi, mais aussi une fierté de voir Lyon devenir une étape incontournable du calendrier. »
Les coulisses d’une organisation
Organiser un Platinum n’a rien d’anodin. Budget, partenaires, logistique, accueil des joueurs : tout doit être pensé au millimètre. Lionel Roux reconnaît que l’expérience acquise en tennis est précieuse :
« On applique au padel les recettes qui marchent en tennis : rigueur, professionnalisme, confort pour les joueurs et spectacle pour le public. La différence, c’est que le padel est plus jeune, plus dynamique, et ça nous permet d’innover dans la mise en scène. »
Mais il ne cache pas les difficultés : « Les enjeux financiers sont lourds. Il faut fédérer les acteurs locaux, convaincre des sponsors, et en même temps répondre aux exigences de la FIP. Mais Lyon a la chance d’avoir une vraie culture du sport et un public qui répond présent. »
Quels joueurs à Lyon ?
Si la liste des engagés n’est pas encore officielle, Lionel Roux laisse entendre que le plateau sera relevé.
« On aura bien sûr une belle représentation française, avec des paires tricolores qui auront à cœur de briller à domicile. Mais on travaille aussi à attirer des équipes étrangères du top 50 mondial. L’objectif est clair : offrir un tournoi au niveau sportif digne d’un Platinum, et un spectacle de très haut niveau au public lyonnais. » Cette édition bénéficie aussi d’un calendrier favorable : aucun tournoi Premier Padel n’est programmé à la même période, ce qui pourrait attirer à Lyon quelques grands noms du circuit.
Sa vision du padel en France
Au-delà de son rôle d’organisateur, Lionel Roux observe l’évolution rapide du padel en France. « Le sport explose, mais il faut structurer la pyramide : plus de clubs, plus de compétitions, et un vrai circuit national cohérent. C’est ce qui permettra aux joueurs français de franchir un cap. »
À titre personnel, il ne cache pas son envie de rejouer un rôle compétitif, même si ses préoccupations sont ailleurs. « Je reste un compétiteur dans l’âme. Mais ma priorité, c’est vraiment de voir ce tournoi s’ancrer dans la durée et devenir un rendez-vous majeur. »
Lyon, capitale française du padel en octobre
Du 13 au 14 octobre auront lieu les qualifications et du 15 au 19 octobre 2025, le Palais des Sports de Gerland sera transformé en temple du padel. Des tribunes pleines, des matches internationaux de haut niveau et une ambiance festive sont attendus.
« On veut que les spectateurs vivent une expérience complète : du grand padel, mais aussi une atmosphère conviviale, avec des animations, de la musique, et une vraie proximité avec les joueurs. »

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !
























































































Hexagon Cup 2026 : premières secousses à Madrid
Paula Josemaría s’ajoute à l’effectif féminin d’Oysho
9 Français sur 10 n’ont jamais essayé le padel : un paradoxe révélateur
Pascal Aucouturier, du tennis au padel : le regard d’un bâtisseur
Dani Gamarra : coach et commentateur, un regard transversal sur le padel moderne
Alejandra Salazar : « Je veux que ce soit un dernier bal rempli de joie »
Clara Mansart, un début de saison canon pour changer de dimension
Appel à candidature : les clubs invités à se positionner pour les épreuves fédérales AS 2027
Tamara Icardo rejoint Starvie et renforce le retour de la marque au plus haut niveau
Luigi Carraro porte la flamme olympique à Milan : “j’ai l’impression de représenter tous les pratiquants de padel dans le monde”
BUP ou comment une idée oubliée a remis la balle au centre du jeu
Classements padel FFT : les CUTS et limitations pour les tournois dès février 2026
Classement padel : ce qui change avec les nouveaux barèmes FFT à partir du 1er mars 2026
Louis à l’entraînement à Bilbao : quand un détail change la perception du jeu
HEAD devient équipementier officiel de la MY CENTER Academy
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
Et Ducati créa la pala la plus rapide du monde !
Une pédagogie du padel centrée sur le geste
Quand le padel se synchronise : pourquoi on tombe parfois dans le rythme de l’adversaire
Pourquoi le lob excentré est une opportunité à exploiter même si…
Les gauchers sur le circuit : une dynamique de plus en plus agressive chez les hommes
Adrien chez Padel Stuff : mission solidité pour un revers encore perfectible
P50, barèmes, P2000/P3000, licence unique : les évolutions majeures du padel français
FIP Tour : répartition du prize money et montants par catégorie de tournoi
Prévenir les blessures au padel : les méthodes qui permettent de jouer plus longtemps
Échauffement, étirements, récupération : les clés pour durer
Padel : un sport passionnant, mais pas sans risques
À Barcelone, OSS Tennis Padel entre sport de haut niveau et expériences partagées
FIP Academy : la Fédération Internationale de Padel lance sa plateforme mondiale de formation officielle