JEAN WALLACH, le président de la ligue du Lyonnais revient sur sa mission de mettre en place un cadre pour les professeurs de padel. Le vice-Président de la Fédération Française de tennis en charge de la formation nous dit tout sur la mise en place de cette future formation padel :
Le certificat de qualification professionnelle (CQP)
FB : On vient d’assister à une belle finale et surtout à un beau week-end de padel au Padel Club de Lyon, comment on ressent ça de la part d’un président qui fait de nombreuses choses pour le padel ?
JW : C’est une grande réussite et une grande satisfaction. Nous sommes une ligue qui découvrons le padel depuis 2 ans et surtout qui réagissons beaucoup. On a la chance d’avoir beaucoup de clubs, l’exemple de Padel Club nous aide beaucoup parce que c’est un club très attractif et donc il y a beaucoup de joueurs d’autres clubs qui sont venus, qui jouent et qui pratiquent. Quand ils retournent dans leur club ils font une petite pression amicale sur les dirigeants de leur club pour qu’on crée des padel ce qui fait qu’on en est à 7 clubs en un an et il y a beaucoup de projets. Ces projets sont un peu bloqués par les finances des municipalités mais ils sont inscrits généralement donc je m’attends à une augmentation vers une dizaine douzaine de clubs dans l’année qui vient.
FB : On a vu que certaines ligues mettaient carrément la main à la poche pour aider financièrement des projets. La ligue du lyonnais se lancera t-elle sur cette voie là ?
JW : Je ne veux pas botter en touche parce que je pourrais dire facilement que la ligue du lyonnais s’arrête dans moins de 6 mois et qu’il y aura une grande ligue Auvergne-Rhône Alpes et que ce sera à elle de voir mais pour l’instant ce n’est pas prévu. On a une procédure qui s’appelle les projets clubs et nous aidons les clubs sur leur projet. Alors évidemment si dans leur projet il y avait du padel il y aura des aides indirectes mais on ne parle pas de grosses sommes. On part du principe que les installations c’est à la municipalité de les faire et nous derrière on accompagne le club pour son développement. On s’est aperçu que très souvent les municipalités pouvaient le faire mais qu’elles ne le font pas parce qu’elles estiment que c’est à la fédération de payer. Le rôle d’une fédération n’est pas de faire du bâti, son rôle c’est de former, aider au développement, organiser des compétitions, tout ce qu’on fait pour que les enseignants professionnels soient compétents au padel ça c’est notre travail. Construire c’est plutôt aux collectivités.
FB : Vous êtes également en charge de la formation pour la FFT. Vous vous occupez directement d’un dossier qui intéresse beaucoup nos lecteurs : La formation padel. Que faites-vous pour tenter d’améliorer ce point là ?
JW : Il faut peut être que je dise ce que j’ai fait car mon mandat s’arrête dans 15 jours . On a travaillé sur plusieurs axes.
1er axe : donner les compétences padel aux enseignants professionnels de tennis qui ne les ont pas via la formation de nouveaux enseignants et la formation continue des enseignants en place. Grâce à un certain nombre de professionnels qui sont déjà des spécialistes de padel.
Le 2e point : donner la possibilité aux enseignants de padel d’avoir un diplôme qui leur permettent d’enseigner car paradoxalement on peut être très bon au padel avoir une très bonne pédagogie. Mais avec l’actuelle loi française si on n’a pas un diplôme d’Etat on ne peut pas enseigner contre rémunération. C’est très difficile d’obtenir un BE et puis un BE padel pour l’instant ce n’est pas envisageable parce que c’est très long et très compliqué à mettre en place. Le ministère nous a proposé de faire une option dans le BE tennis mais il y aurait un tronc commun et ce serait très lourd. Donc on a choisi une formule light pour gagner du temps, pour faire rapidement, c’est ce qu’on appelle le CQP, certificat de qualification professionnelle qu’on appelait animateur de tennis et de tous les sports périphériques. On a mis le beach, le tennis et padel dans ce certificat.
FB : Le rapport avec l’AMT ? C’est relié ?
JW : C’est relié avec l’AMT mais l’AMT lui est spécifiquement tennis. Là c’est un CQP animateur et cet animateur animera donc tous les sports. On a passé toutes les 1ères étapes, l’aide d’opportunité, la note d’orientation, tout est passé au niveau de la branche sport, on finit le règlement, on est en instruction. Je pense que je vais suivre le dossier car il y en a peut être que pour 1 ou 2 mois derrière. Après la validation on sera tranquille pour pouvoir donner ce diplôme aux personnes qualifiées en leur faisant valider la VAE. Ça signifie qu’on donne cette certification sur dossier à tous les enseignants professionnels de padel actuels. Ça garantira déjà le début. Ce n’est pas une fin en soit car on n’est pas professeur de padel mais on n’est pas attaqué sur son exercice.
FB : Il ne vaut donc mieux pas avoir le futur CQP animateur que l’actuel AMT ?
JW : Effectivement. Le CQP AMT est limité à l’enseignement des jeunes donc jusqu’à 18 ans. Si on intégrait le padel dedans ce serait uniquement pour faire de l’initiation chez les jeunes donc on ne pourrait pas trouver son compte chez les enseignants d’adulte alors que le CQP animateur le permet.
FB : Le CQP qui va être mis en place par la FFT ne sera pas limité à des enfants et une quantité d’heures qui compliquent…
JW : Limité en nombre d’heures, ça risque de l’être mais actuellement il y a un grand débat niveau européen puisqu’on est relativement attaqué là-dessus et je pense que ça ne pourra pas durer très longtemps qu’on puisse limiter le nombre d’heures. C’est comme si vous passiez un diplôme de n’importe quel métier et qu’on vous dise que vous ne pourrez travailler que 2 jours par semaine.
FB : Du coup on peut entendre aussi certains BE qui ont pris 2, parfois même 3 ans pour obtenir leur BE et qui aimeraient bien faire du padel …
JW : Mais à terme je pense qu’on va arriver à un diplôme du genre BE parce que c’est vrai que ce CQP n’est pas classé très haut dans la hiérarchie mais il est quand même groupe 3 c’est pas dérisoire. L’action qu’on a faite c’est une action de rapidité. Ce qu’on ne voulait pas c’est que demain il y ait une direction de jeunesse et sport qui aille voir un professeur de padel et qui lui dise ‘’montrez moi votre diplôme, vous n’avez pas de diplôme vous n’avez pas le droit de travailler’’. C’est la réaction rapide, maintenant il va falloir refaire la grille, intégrer vraiment le padel.
FB : Par rapport au règlement européen, la FFT a été attaquée sur un certains nombres de sujets concernant la formation, les équivalences… le CQP sera-t-il ouvert à des gens qui ont une équivalence en Espagne ?
JW : La notion d’équivalence pour l’instant n’est pas intégrée. Les dossiers sont des dossiers différents. Il faut passer par des commissions différentes et on peut envisager de donner des équivalences, mais pour l’instant il n’y a pas le lien entre les deux. Il faut savoir aussi qu’au niveau du tennis c’est la même chose ; un joueur de tennis de haut niveau n’a pas le droit d’enseigner non plus s’il n’a pas de diplôme à finalité professionnelle. Il y a une formation organisée par la DTN où il y a des joueurs négatifs même des 1ères séries qui passent une formation accélérée DE. On les dispense de beaucoup de choses mais ils sont obligés quand même d’avoir le diplôme. On est dans un pays où on est assez contraint par la réglementation nationale. Alors l’équivalence elle existe mais ce serait valable par un espagnol qui aurait un diplôme espagnol. Mais un français qui a été faire une certification en Espagne et qui revient en France avec cette certification pour l’instant c’est pas très bien prévu.
FB : Donc il vaut mieux être espagnol et avoir un diplôme espagnol pour venir enseigner en France ?
JW : je pense qu’il pourrait passer par des voies d’équivalence qui correspondent aux échanges entre pays. Mais il faudrait creuser ça. La dernière personne que j’ai interrogée au ministère m’a dit qu’il faudrait regarder les titres à finalité professionnelle mais c’est encore des procédures… L’essentiel pour l’instant est que les gens puissent enseigner tranquillement qu’il ne soit pas limité. Je souhaite la sécurisation des professionnels de padel
FB : Parlons de votre avenir, allez-vous poursuivre le travail que vous avez initié après la fusion des régions ?
JW : Je n’en sais rien. Il y aura des élections à la fin de l’année, je ne sais pas encore si je serai candidat, j’avais plus ou moins l‘intention d’arrêter. Par contre au niveau national ce qui est certain c’est que j’arrête parce que là il y a deux lignes très conflictuelles qui existent et je n’ai pas voulu intervenir là dedans. J’ai trouvé que c’était très mortifère d’intervenir là-dedans. Mais ça ne veut pas dire que je n’aurai pas une mission nationale mais pas en tant qu’élu.
Propos recueillis par Franck Binisti
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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