Nous avons pu nous entretenir avec Jean Dumartin, qui a terminé troisième du premier P2000 de la saison, aux côtés d’un certain Nicolas Rouanet.
Du mini-tennis sur gazon !
Mes débuts dans le padel remontent à bien longtemps à vrai dire. Je me souviens avoir été invité dans la famille de ma copine à Pampelune vers 2005, et avoir joué mon premier match face à mes beaux-parents (rires). Je m’étais alors dit : “Je ne comprends rien à ce sport, même pas les règles (j’étais à fond dans le tennis à l’époque), mais c’est quand même super fun ce mini-tennis sur gazon (rires) !”
Puis rien du tout pendant de nombreuses années car étant originaire du Pays Basque, il n’y avait qu’un seul terrain indoor dans toute la région il était donc extrêmement difficile de pouvoir jouer.
Le vrai boom du padel n’est arrivé chez nous que vers 2019. Je dirais donc que mon vrai départ dans ce sport date de décembre 2018 avec le P500 des Bruyères à Pau. Anecdote sympa, j’avais eu la chance de prendre une petite leçon pour mon premier tournoi face à Bastien Blanqué qui était déjà champion de France à l’époque ! Autant dire que je ne connaissais absolument pas les codes de cette discipline : je jouais en chaussures de futsal, short de foot sans poche et avec une balle dans la main (rires).

Du tennis, du foot, et du padel !
Le tennis a bercé une grande partie de ma jeunesse. J’étais en sport-études de la 6ème jusqu’à la seconde avec pour objectif de percer dans ce sport. L’année de mes 16ans, j’étais alors classé 1/6, j’ai dû faire le fameux choix entre les études et le tennis. Avec un père prof, la rencontre de ma future femme, et l’intime conviction que ce serait très difficile d’en faire mon métier, j’ai décidé de stopper le haut niveau et de me consacrer à mon bac S puis à mon école d’ingénieur. J’ai plus ou moins arrêté le tennis du jour au lendemain car je ne voulais pas faire ça juste à moitié.
Je me suis alors tourné vers le foot pendant plusieurs années, étant très curieux de découvrir un sport collectif, et seulement ensuite vers le padel.
Étant un compétiteur né, et avec mon passif dans le tennis, je me suis lancé dans chaque activité avec l’idée de faire de la compétition. Dès mon démarrage dans le padel, j’ai tout de suite voulu progresser rapidement afin de pouvoir m’inscrire dans les tournois et grimper au classement le plus vite possible (sans réel objectif quantifiable au début).
Une marge de progression sur le physique
Je dirais que je suis un joueur de gauche assez régulier, avec un niveau de jeu plutôt constant, sans trop de trou d’air et surtout très combatif. J’ai un besoin viscéral d’extérioriser mes émotions avec des “Muchoooo” de légende ou même avec des “chest bump” bien appuyés (comme peut en témoigner mon meilleur acolyte dans le domaine : Alex Perilhon) (rires).

Je pense aussi avoir une belle arme avec mon smash d’attaque que j’arrive à déclencher très vite.
En revanche, mon énorme marge de progression est sur le plan physique… mon dernier footing doit dater d’il y a plus de 10ans, et j’en fais les frais au fur et à mesure que les matchs s’enchainent et se durcissent… Ce n’est pas avec mon récent départ en Espagne et toutes ses tentations culinaires que cela risque de changer !
Moins de tournois depuis qu’il est papa
J’ai dû par la force des choses lever le pied en termes de compétitions depuis octobre 2021 pour des raisons familiales.
J’essaye de maintenir un tournoi par mois mais cela devient de plus en plus compliqué (je suis devenu papa d’un adorable petit Simón en Juin 2022).
Une préférence pour les gauchers
Le fait de jouer de moins en moins en France décuple ma motivation quand je peux revenir. De plus, l’idée de pouvoir jouer avec Nico Rouanet qui est en pleine bourre a rajouté une saveur particulière avant d’entamer ce marathon de 8 matchs en 48h. Quand vous jouez pour la première fois avec un nouveau partenaire, vous avez ce sentiment étrange de vouloir particulièrement bien faire les choses, ce besoin de se prouver mutuellement, et il se trouve que notre entente a été parfaite durant ce week-end.

J’ai une préférence pour jouer avec des gauchers (je joue en priorité avec Alex Perilhon), car ils peuvent me soulager notamment physiquement en prenant au besoin la zone du milieu aussi bien en bas qu’en haut.
Un plaisir de battre Le Panse et Trancart
Pour les raisons évoquées plus haut, je ne vais malheureusement pas pouvoir m’investir plus, j’ai pour objectif d’être un bon père et un bon mari avant d’être un meilleur joueur (rires)…même si je dois avouer que battre la Team Kong (qui paraissait plus une “Team Faisans” ce jour là) fait toujours beaucoup de bien au moral et me donne envie de revenir au plus vite sur un tournoi.

Viser le Top 3-4 des meilleures paires de Navarre
A Pampelune, j’ai eu la chance d’être intégré tout de suite avec les meilleurs joueurs de Navarre et j’essaye de m’entrainer entre une et deux fois par semaine.
J’ai même pris une licence espagnole afin de pouvoir jouer le circuit de Navarre en première division.
Cette région n’est pas forcément réputée pour avoir des joueurs de très haut niveau (à noter quand même que Jon Sanz est originaire de Pampelune) mais je dirais qu’il y a une dizaine de mecs qui pourraient jouer facilement dans le Top 50 ou le Top 20 français. J’espère pouvoir atteindre une place parmi les 3-4 meilleures paires de Navarre.
Objectif atteint !
Je m’étais fixé comme objectif au fil des années de rentrer dans le top 50 français, et pour être honnête, mon départ en Espagne en début d’année, ajouté à la réforme des 15 tournois pris en compte, faisaient que je ne pensais ne pas pouvoir y arriver. Sauf qu’un petit miracle s’est produit lors du P2000 de Bordeaux et me voila classé 39ème au classement de mars.

Cela me semble assez compliqué de pouvoir aller plus haut dans le classement et espérer quoique ce soit dans le padel…j’ai toutefois reçu une demande d’ami sur Facebook d’un certain Pablo Ayma, il va falloir que je me renseigne sur qui est cette personne et sur ce qu’elle me veut (rires)
Mon prochain tournoi sera le P1000 du Central Sport Club début avril avec un Nico Trancart pas rancunier a priori ! J’en profite pour remercier chaleureusement le club de l’Adour à Tarnos et donc le Central Sport Club à Saint-Jean-de-Luz, qui auront grandement contribué à ma progression durant ces quelques années en me permettant de m’entrainer dans leur enceinte.
Enfin, notre entente aura été géniale avec Nico Rouanet, mais il faut être lucide, il va intégrer très prochainement l’académie du Big Padel, va se consacrer à fond dans ce sport, et nos trajectoires vont être diamétralement opposées. Je serais ravi de pouvoir faire un « ultimo baile » avec lui prochainement, mais me projeter sur toute une saison n’est évidemment pas envisageable !

Xan est un fan de padel. Mais aussi de rugby ! Et ses posts sont tout aussi punchy. Entraîneur physique de plusieurs joueurs de padel, il déniche des posts atypiques ou traite de sujets d’actualité. Il vous donne également quelques conseils pour développer votre physique pour le padel. Clairement, il impose son style offensif comme sur le terrain de padel !

























































































Le Newgiza P2 arrive avec son lot de changements
Borges, représentant de Leo Augsburger s’en prend à Lebrón : “Tu fais du mal au padel”
Lucas Campagnolo rassure après sa blessure à Miami : “Je me sens bien”
Cédric Carité : 34 ans de padel et toujours la même obsession, mieux former les coachs
Guillaume Solis : “Le FIP Promises Paris doit devenir une référence du padel jeune en Europe”
Pablo Cardona : “J’ai touché le fond en janvier… ces deux mois ont été les pires de ma vie”
P2000 Top Padel – Courrin / Seux renversent Maigret / Tison et s’offrent les demies à Toulouse
TNJ Saint-Victoret : 67 paires engagées et des finales révélatrices du niveau du padel jeunes
Perez Le Tiec et Deloyer tiennent leur rang et s’imposent au P1000 TSB Valenciennes
Moga et Lefèvre retournent la finale et décrochent le titre au P1000 Fiducial TPC Couëronnais
Trop forts en finale, Gortzounian et Filho s’adjugent le titre au P1000 2V2 Cormeilles
FIP Tour – Débuts frustrants pour les Français en Italie
P1 Miami – Démonstration de force des quatre meilleures paires chez les dames
Marnes-la-Coquette au cœur du padel international en 2026 avec deux tournois FIP
Sport et assurance : pourquoi la protection des pratiquants devient un enjeu majeur
Printemps 2026 : profitez des bons plans sur le matériel de padel
Les Assises du Padel : Pierre-Emmanuel Gillaizeau dévoile les coulisses d’un événement en pleine structuration
Miami P1 : le craquage de Juan Lebrón qui change tout
Éric Largeron : un padel français en mutation entre structuration, formation et professionnalisation
« Tenemos prisa » : la signature Galán / Chingotto
10 situations que tous les joueurs de padel ont déjà vécues
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
Et Ducati créa la pala la plus rapide du monde !
Augsburger, le smash comme signature : entre génie et précipitation
L’analyse tactique de Mario Cordero sur un match de Léo – Meilleur sportif
Joueurs de droite : le choc des approches générationnelles
Combien de joueurs au padel ? Toutes les configurations possibles
Comment servir au padel : technique et règles du service
Règles du padel : le guide complet pour débutants (2026)
Yanguas : d’immenses qualités au service d’un mental encore fragile
Ale Galán : une main meutrie mais qui ne l’arrête pas !
Prévenir les blessures au padel : les méthodes qui permettent de jouer plus longtemps
L’Espagne s’invite à La Bandeja avec deux stages intensifs de padel
Espagne – France : deux modèles qui façonnent le padel européen
AECP et Padel Sport Academy signent un protocole d’amitié et d’assistance mutuelle