Pablo Cardona, le jeune Espagnol, 15ᵉ joueur mondial, qui joue aux côtés de l’Argentin Leo Augsburger, a été invité au micro de la chaîne YouTube Veinte Diez Pádel pour parler du premier tournoi de la saison à Riyad en Arabie Saoudite. Pablo Cardona revient sur le tournoi et la suite de la saison.
Ressenti de leur performance
C’est la paire qui a créé la surprise à Riyad en accédant aux demi-finales après avoir éliminé Chingotto et Galán. Tout proche d’atteindre la finale pour leur premier tournoi ensemble, Cardona nous confie, quelques jours après la défaite face à Stupa / Lebrón, une pointe d’amertume.
“La défaite m’a fait mal, surtout en ayant eu deux balles de match. […] Tu sais, quand tu arrives à ce point où tu peux presque le toucher des mains, cela fait encore plus mal. Mais bon, avec le temps qui passe, je vais sûrement finir par être fier du tournoi.”
Problème à l’aéroport
Un tournoi très positif pour la paire tête de série 9, qui a failli ne pas disputer la compétition… pour un problème à l’aéroport.
“Le premier tournoi de la saison a commencé à l’aéroport. C’était le match le plus difficile du tournoi : arriver à Riyad. […] J’avais rendez-vous avec Leo dimanche matin, nous devions prendre l’avion.
Quand nous sommes arrivés à l’aéroport, Leo s’est rendu compte qu’il avait oublié sa trousse de toilette avec son portefeuille, son passeport et toutes ses affaires dans l’Uber. […] À ce moment-là, j’étais sur le point de rater mon vol. Je suis donc monté à bord, et Leo est resté à Madrid pour tenter de récupérer ses affaires et prendre le prochain vol.”
Une entame de tournoi compliquée pour les deux joueurs, notamment pour Leo Augsburger, qui devait arriver initialement avec son coéquipier dimanche soir en Arabie Saoudite, mais qui a finalement atterri seulement quelques heures avant le début de leur premier match de la saison à Riyad, le mardi 11 février, après avoir dû demander un passeport en Argentine.
“Seba (coach) a dû activer ses contacts, mettre tout sens dessus dessous, et il a réussi à lui obtenir un rendez-vous à l’ambassade d’Argentine lundi matin. Ils ont envoyé la demande en Argentine, mais avec le décalage horaire, ils n’ont pas pu traiter le passeport avant 7h ou 8h du matin en Argentine. Finalement, Leo a pris son vol lundi à 17h et il est arrivé mardi matin à 8h. Nous, on jouait notre premier match le mardi en deuxième rotation, vers 12h.”
Un premier match poussif
Une victoire en 3 sets pour un premier match qui n’était pas optimal dans la préparation des joueurs.
“Quand Leo est arrivé à l’hôtel mardi matin, moi, je me levais pour aller m’entraîner avec Seba. Leo est ensuite arrivé directement pour le match, presque à la dernière minute. Nous avons disputé le premier match par miracle. On est passés de faire des demi-finales à presque ne pas participer au tournoi.”
Cardona et Augsburger se sont ensuite défaits en 2 sets (7/6 6/3) de la paire espagnole récemment formée, tête de série 6 : Gonzalez/Sanz. Une première surprise dans leur parcours avant d’affronter la paire numéro 2 mondiale Chingotto / Galán, une paire qui n’avait jamais perdu avant les quarts de finale en tournoi régulier.
La victoire contre Galán et Chingotto
“Avant ce match, je n’avais jamais battu une paire du Top 4. Il me manquait ce grand résultat dont je parlais depuis un moment. Mais Leo est entré sur le court avec une confiance totale. Et cette confiance, il me l’a transmise. Nous avions déjà affronté Galán et Chingotto à l’entraînement pendant la pré-saison, et nous jouions de manière équilibrée face à eux. Je savais donc que si nous jouions bien, nous pouvions gagner. En plus, les conditions nous étaient favorables : la balle ne volait pas autant que d’habitude, ce qui nous a avantagés.”

Une victoire en 3 sets de la jeune paire Augsburger / Cardona, qui leur permet d’accéder au dernier carré face à Stupa / Lebrón, contre qui ils chuteront au troisième set malgré deux balles de match et une prestation impressionnante.
“Nous sommes entrés sur le court avec beaucoup de confiance. Nous avons très bien commencé, mais petit à petit, nos adversaires ont pris leurs marques et ont commencé à dominer le jeu. Nous sommes parvenus à revenir dans le troisième set et avons eu deux balles de match… Malheureusement, nous n’avons pas su les concrétiser. Ce sont des choses qui arrivent dans le sport, et il faut l’accepter.”
Une défaite dure à accepter pour le jeune espagnol, qui a cependant conscience de la qualité de son tournoi aux côtés de Leo Augsburger.
“Nous avons livré un excellent padel et prouvé que nous pouvions rivaliser avec n’importe qui.
Nous allons continuer à travailler pour, la prochaine fois, soulever le trophée.”
Son évolution et ses objectifs 2025
L’une des progressions les plus marquantes de l’année 2024, avec 43 places gagnées et son intégration dans le Top 15 à seulement 20 ans.
“Nous avions bien commencé l’année, mais honnêtement, à ce moment-là, je n’aurais jamais imaginé jouer le Master Final. J’étais classé autour de la 60ᵉ ou 70ᵉ place… c’était totalement inenvisageable. Finalement, c’était une vraie folie d’y être. Personne dans mon entourage ne s’attendait à ce qu’on se qualifie.”
Cardona s’impose déjà comme l’un des meilleurs joueurs du circuit mondial, et l’objectif reste le même que l’année dernière : jouer le Master Final de Barcelone.
“Cette année, je débute comme la paire numéro 9 et j’ai terminé 15ᵉ la saison dernière. Mon objectif serait donc de me consolider dans ce classement et de rejouer le Master Final. Cela signifierait que je suis désormais un joueur établi dans le Top 16 et que je me rapproche du Top 8. C’est un cap difficile à franchir, mais atteignable.”
Partager le terrain avec Leo Augsburger
Une complémentarité sur le terrain qui s’est immédiatement confirmée à Riyad, avec un jeu similaire porté sur l’attaque et la puissance.
“Leo Augsburger représente un grand danger et a un énorme potentiel dès qu’il touche la balle. […] Au final, je n’ai pas besoin de couvrir la zone de Leo, car il a aussi une grande facilité à faire des coups gagnants. Donc, je joue avec beaucoup plus de tranquillité, et j’ai l’impression que le terrain est plus petit de notre côté. En ce moment, je ressens qu’il est beaucoup plus difficile pour nos adversaires de nous dépasser ou de nous prendre le filet. Finalement, nous couvrons beaucoup d’espace tous les deux, et je ne ressens pas autant le besoin de mettre une pression excessive. Je pense que c’est un avantage que nous avons.”
Les deux joueurs ont beaucoup d’ambitions malgré leur jeune âge. L’une des paires les plus talentueuses du circuit, avec un potentiel immense, mais qui peut poser des questions sur la régularité de leurs performances.
“Quand j’ai commencé à jouer avec Leo, je savais que nous pouvions remporter de grands matchs. Mais maintenant, je crois que nous pouvons aussi être très réguliers.”
Pour Cardona, le tournoi à Riyad a confirmé leur ambition et leur a donné plus de confiance, avec l’objectif de remporter un tournoi sur le circuit :
“Franchement, je pense que quand nous jouons bien et que si les conditions nous avantagent un peu, nous sommes une paire très difficile à battre. Si nous améliorons quelques détails et gagnons en régularité, je nous vois bien gagner un tournoi cette année.”
Grand passionné de sport et ancien tennisman, j’ai découvert le padel il y a quelques années sans m’y attarder vraiment. Puis je suis devenu accro à ce sport en le pratiquant et en regardant les matchs de premier padel. Hâte de vous partager les actus 2025 !


































































































Classement FIP : Bea González récupère la 3e place mondiale, Guerrero et Leal grimpent après Lyon
P1000 PadelShot Reims : un tournoi relevé avec plusieurs paires capables d’aller au bout
Padel Quest Awards : déjà 5 000 votes en 48 heures
P1000 Messieurs : le LCTC prêt à vibrer pendant trois jours à La Ciotat du 2 au 4 octobre
Andrea Ustero désigne Paula Josemaría comme l’adversaire qui lui pose le plus de problèmes
Carolina Navarro : “Marta Ortega a mérité sa place sur la piste”
Juanjo Gutiérrez annonce que Galán et Lebrón rejoueront ensemble avec l’Espagne : “oui ils vont jouer ensemble”
Dylan Guichard après son exploit face à Sanyo et Garrido : « Je tremblais encore un peu »
Championnats de France de padel 2026 : où, quand et à quelle heure suivre les matchs à Agen ?
Fonteny / Moragues avec une belle carte à jouer au dernier tour des qualifications du Rotterdam P2
Audios de Juanjo Gutiérrez à Leal et Guerrero : derrière la polémique, une conversation privée sur le ton de l’ironie
FIP Promises Elda : Paul Rolandi Porcel poursuit son incroyable série avec un 9e titre en U12
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?