Comment cette paire s’est-elle formée ? Quelles circonstances les ont réunis ? Federico Chingotto, invité sur la chaîne Energy Padel, revient sur ses associations passées avant de recevoir l’appel d’Alejandro Galán pour démarrer un nouveau projet ensemble, déjà couronné de six titres.
Les associations précédentes
Javi Garrido : un brève passage
L’Argentin collabore d’abord avec Javi Garrido en 2023, joueur espagnol au gros potentiel, capable de conclure rapidement les points. Malgré des résultats plutôt encourageants, leur aventure ne dure que quelques semaines : fin mars 2023, ils annoncent leur séparation.
“Ce fut une période d’apprentissage. On a quand même fait deux demi-finales, on était proches d’atteindre une finale. On jouait bien ensemble, mais là aussi, peut-être qu’avec plus de temps, la paire aurait pu fonctionner. Mais à ce moment-là, Paco m’a appelé, et je sentais que j’avais encore besoin de gagner en expérience, surtout dans la gestion des moments clés.”
Paquito Navarro : premier Master remporté
Chingotto accepte ensuite la proposition de Paquito Navarro afin de continuer à progresser, notamment dans la gestion des moments décisifs :
“Je pense que Paco m’a beaucoup appris là-dessus. Il est super compétitif et il m’a montré comment affronter la pression.”
Le duo Navarro / Chingotto forme alors une paire très compétitive en 2023. Ils atteignent trois finales sur le circuit Premier Padel et deux sur le World Padel Tour, sans décrocher de titre. Classés 4e paire mondiale, les deux joueurs annoncent la fin de leur collaboration en décembre, avec un dernier objectif : le Master de Barcelone.
“Dans ce fameux Master qu’on a gagné ensemble, j’ai enfin réussi à sortir la meilleure version de moi-même. Celle que j’avais à l’entraînement, mais que je n’arrivais pas à montrer en match. Et une grande partie du mérite revient à Paco. Il m’a beaucoup poussé à me lâcher, à oser plus. Et ce tournoi a tout changé.”
Et en effet, Chingotto et Navarro remportent le Master WPT de Barcelone 2023 en dominant Lebrón / Galán (6/1 6/4). Il s’agit du premier titre majeur pour Chingotto, un tournant dans sa carrière.

Momo González : une courte aventure
Début 2024, Chingotto démarre la saison aux côtés de Momo González.
“C’était court, mais on a fait une bonne pré-saison ensemble. C’est quelqu’un d’incroyable. Aujourd’hui, c’est un ami en dehors du terrain. […] Je pense que ça a aussi beaucoup aidé à ma version 2.0. Au début, Momo n’était pas si agressif ni aussi “gagnant de points”, donc je devais aussi sortir de ma zone et essayer d’en gagner moi-même. Ça m’a poussé à comprendre que je ne devais pas juste construire le point pour que l’autre termine, mais que je pouvais aussi participer à l’attaque.”
Cependant, ils ne jouent que deux tournois ensemble avant l’appel de Galán :
“J’étais super motivé à l’idée de jouer avec lui. […] Mais ça m’a un peu frustré qu’on n’ait pas réussi à montrer notre vrai niveau en tournoi. […] Peut-être qu’avec plus de temps, on aurait atteint ce niveau.”
Les deux joueurs se retrouvent toutefois à l’Hexagon Cup 2025, tournoi de pré-saison à Madrid, où ils représentent l’équipe Kru Padel, dirigée par Sergio “Kun” Agüero. Ils y battent Stupaczuk / Ruiz en finale (6/4 6/4) pour offrir le titre à leur équipe.
“Mais après, on a rejoué ensemble sur d’autres événements, et je crois qu’on a quand même montré une belle version de nous deux. Et voilà, on ne sait jamais ce que la vie réserve, mais c’est une petite épine dans le cœur.”
L’appel de Galán : un déclic
Après ces expériences formatrices avec des joueurs de très haut niveau, Chingotto est prêt à franchir un nouveau cap.
“Je suis très reconnaissant envers tous ceux avec qui j’ai joué, parce que chacun m’a apporté quelque chose, autant sur le plan sportif que personnel. J’ai la chance de bien m’entendre avec tout le monde. Il y a eu des hauts et des bas, mais j’ai beaucoup appris avec chacun”
Puis vient le message d’Alejandro Galán :
“Moi j’avais commencé la saison à fond avec Momo […] Puis Ale m’écrit, je crois que c’est pour le dîner […] Et là il me parle sérieusement : “Je veux lancer un projet avec toi.” Je suis resté bouche bée. La première chose que j’ai dite, c’est : “Oui, bien sûr !””
Galán, alors associé avec Juan Lebrón depuis plus de 3 ans, met fin à une des associations les plus dominantes du padel moderne. Une opportunité que Chingotto ne peut refuser, même si cela signifie rompre prématurément sa collaboration avec Momo González après deux tournois :
“Je voulais d’abord prévenir Momo avant qu’il l’apprenne sur les réseaux, mais c’est allé super vite. Et là encore, Momo a été exemplaire. Il a tout compris, aucune plainte, rien. On a gardé une super relation.”
Un départ prometteur
Dès leur première apparition, Chingotto / Galán atteignent la finale du Puerto Cabello P2, face à Tapia / Coello, leurs futurs grands rivaux. En 2024, ils disputent 14 finales et s’installent à la 2e place mondiale. Très attendus sur le circuit, Chingotto et Galán doivent désormais composer avec une pression constante liée à leurs ambitions et aux attentes du public :
“Quand on est déjà sportif, on apprend à mieux gérer la pression au moment de la compétition, parce qu’on a toujours de la pression. Peu de choses dans la vie mettent autant de pression : n’avoir qu’une seule chance de réaliser ce que tu veux vraiment ou rentrer chez toi les mains vides.”
Objectif 2025 : la première place mondiale
Mais l’objectif pour 2025 : remporter des titres et se rapprocher de la première place mondiale :
“Cette lutte pour la place de numéro un, ce qu’elle fait, c’est nous pousser à fond pour sortir notre meilleure version.”
La paire Chingotto / Galán débute la saison par une élimination en quart de finale du Riyadh P1 face à Augsburger / Cardona, avant de se remobiliser sur les tournois suivants.
“Comme on l’a vu l’année dernière, je pense que c’était une grande version de nous-mêmes, à un haut niveau, qu’on peut encore améliorer. Et c’est ça qui est beau, c’est qu’on n’a pas encore atteint notre plafond.”
La 2ème paire mondiale réalise un excellent début de saison, avec deux titres au Miami P1 puis au Santiago P1, et espère continuer sur sa lancée en remportant le Qatar Major, ce qui leur permettrait de se rapprocher de Tapia et Coello pour la première place mondiale.
Grand passionné de sport et ancien tennisman, j’ai découvert le padel il y a quelques années sans m’y attarder vraiment. Puis je suis devenu accro à ce sport en le pratiquant et en regardant les matchs de premier padel. Hâte de vous partager les actus 2025 !


































































































Les « Dimanches Roses » : Padelistes ouvre gratuitement ses pistes aux femmes pendant tout le mois d’octobre
Championnats de France 2026 – Plusieurs absences de marque dans le tableau féminin
FIP Bronze Tunis : plusieurs Français en piste malgré les Championnats de France
Fitia Robinson, 17 ans et déjà de grandes ambitions : « Ce serait trop bien de représenter la France »
Andrea Ustero désigne Paula Josemaría comme l’adversaire qui lui pose le plus de problèmes
Carolina Navarro : “Marta Ortega a mérité sa place sur la piste”
Juanjo Gutiérrez annonce que Galán et Lebrón rejoueront ensemble avec l’Espagne : “oui ils vont jouer ensemble”
Léa Godallier et Romain Sichez rejoignent officiellement le programme athlètes PISTA
P1000 PadelShot Reims – Résultats / Live / Programmation
Championnats de France 2026 : les tableaux sont tombés, un énorme Boronad / Robert – Blanqué / Leygue en ligne de mire
Championnats de France 2026 : Boronad / Robert, bien plus que des outsiders ?
Rotterdam P2 : place aux quarts, plusieurs chocs au programme aux Pays-Bas
Rotterdam P2 : face à Chingotto, Jon Sanz doit trouver la bonne mesure
Jeux asiatiques : l’Iran et l’Indonésie assurés d’entrer dans l’histoire du padel
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?