Delfina Brea vit l’un des plus grands moments de sa carrière. À seulement 25 ans, l’Argentine réalise enfin le rêve qu’elle répétait depuis des années : devenir numéro 1 mondiale. Associée à Gemma Triay, elle a construit une saison d’une régularité impressionnante.
En marge des Barcelona Finals, Brea s’est confiée à Marca sur son ascension, ses doutes du début d’année, la manière dont elle a vécu le moment exact où elle est devenue n°1, et la suite d’un projet qui ne fait que commencer.
“Cette saison, c’était long, difficile… mais le bilan est super positif”
Delfi ne cache rien : son année a été exigeante, autant mentalement que physiquement.
Elle se souvient de son état d’esprit en janvier, quand elle disait déjà : “Je répète ça depuis quatre ans : ça ne m’est pas encore arrivé, mais je sais que ça va venir.”
Aujourd’hui, elle mesure pleinement le sens de cette phrase. Elle savait que son moment arriverait. Elle y croyait.
Un numéro 1 vécu comme un choc
L’instant où elle devient officiellement n°1 ne ressemble à aucun autre.
Elle n’avait rien calculé. Pas de téléphone, pas de réseaux, aucune projection. Elle sait que si elle fait mieux qu’Ari Sánchez et Paula Josemaría sur les derniers tournois, la place leur reviendra. Mais elle ne veut pas y penser.
Et puis, au premier tour à Mexico, Ari et Paula perdent.
Gemma Triay la regarde : “C’est fait.”
Delfi reste figée : un long instant de choc pur.
Elle l’avoue :
“C’était bizarre, parce que tu célèbres quelque chose qui arrive via la défaite de tes rivales. J’aimerais vivre ça un jour en gagnant sur la piste. Mais je ne vais pas me plaindre.”
Entre libération et joie, elle réalise enfin qu’elle a touché le sommet sans oublier que ce sommet peut aussi être piégeux :
“Si tu penses que c’est fait, que tu n’as plus rien devant… c’est dangereux. Il reste énormément à faire.”
“Je joue au padel parce que ça me rend heureuse”
Delfi insiste : elle ne cherche ni les titres, ni la reconnaissance, ni l’histoire.
Ce qui la motive aujourd’hui :
- son quotidien d’entraînement
- la joie de jouer
- l’envie de continuer à progresser
- la dynamique d’équipe
“Ce sport me donne de la vie. Je suis heureuse en jouant, c’est ce que je veux continuer à chercher.”
Une fierté immense pour l’Argentine
La première n°1 argentine depuis longtemps, Brea mesure ce que cela représente.
“C’est très difficile de venir d’Argentine, de traverser l’océan, de s’installer ici et de faire carrière.”
Elle se dit privilégiée d’avoir rencontré tôt le bon entraîneur et d’avoir eu le soutien familial nécessaire.
Le rôle essentiel de la communication avec Gemma Triay
Au-delà des victoires, Delfi insiste : la clé du duo réside dans une communication assumée, nourrie par leur travail avec la psychologue Eli Amatriaín.
Elles parlent beaucoup, elles discutent, parfois elles s’opposent… mais toujours pour avancer.
“On a toutes les deux du caractère, on aime avoir raison. Mais on est intelligentes : on cherche le point d’équilibre. Ce que dit l’autre doit toujours être pour aider.”
Il y a eu des moments plus tendus : une période où le jeu ne suivait pas, des ajustements tactiques, ou encore la blessure au mollet de Delfi, tenue secrète pour ne pas perturber la saison.
Mais elles ont toujours trouvé comment repartir.
Et surtout, elles avaient déjà décidé avant même la tournée de Dubaï-Koweït : elles continuent ensemble en 2026.

Sur la séparation Ari / Paula
Delfi le dit honnêtement : elle a ressenti des émotions contradictoires.
Comme rivale, c’est un bouleversement stratégique.
Comme fan de padel, c’est la fin d’un cycle historique :
“Elles ont marqué un style de jeu. Ce qu’elles ont fait est impressionnant, c’est une paire mythique”
La fin de saison, entre fatigue mentale et envie de souffler
Après le Major du Mexique, Delfi a connu une baisse, un contrecoup émotionnel normal après des mois de tension.
Elle veut finir la saison en profitant, en jouant libérée.
Et surtout : elle veut du repos.
Un seul vœu pour Noël : la santé
“Je demande de la santé. Moins de blessures, plus de santé pour moi, ma famille et tous ceux que j’aime.”
Une réponse simple, lucide et à l’image de Delfi : humble, sincère, connectée à l’essentiel.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !


































































































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