Qualifiés pour les demi-finales du Milan P1 après leur victoire face à Javi Garrido et Juani Pascual, Juan Lebrón et Leo Augsburger ont répondu aux questions des journalistes en conférence de presse. Une rencontre détendue, parfois ponctuée de plaisanteries, au cours de laquelle les deux joueurs ont évoqué leur entente, les critiques sur les réseaux sociaux et les ajustements nécessaires dans leur jeu.
Lebrón : « Ces derniers temps, je ne reçois pas trop de haine »
Interrogé sur les critiques et les réactions parfois excessives sur les réseaux sociaux, Juan Lebrón a d’abord choisi l’humour.
« Ces derniers temps, je ne reçois pas trop de haine. C’est vrai, tout va bien ! Continuons comme ça ! »
L’Espagnol a ensuite développé sa réponse, reconnaissant que les joueurs ne pouvaient pas contrôler les commentaires qui circulent à leur sujet.
« Chacun a son opinion. Tout le monde peut donner son avis gratuitement. Et contre cela, on ne peut rien faire. »
Pour Lebrón, l’essentiel est ailleurs.
« Nous devons bien nous entourer, avec la famille, les amis et les proches qui nous soutiennent depuis le début. C’est essentiel. »
Il refuse également les jugements trop tranchés sur les joueurs.
« Je ne crois pas que quelqu’un soit un diable ou un ange. Chacun est comme il est. Nous essayons d’être aussi professionnels que possible. »
Augsburger : « J’ai confiance à 100 % en Juan »
La question de leur comportement sur le terrain a également été abordée, notamment la manière dont les deux joueurs réagissent lorsque l’un traverse un passage difficile.
Leo Augsburger a expliqué que cet aspect faisait partie de leur travail quotidien, avec l’aide de leur psychologue.
« Quand l’un de nous n’y arrive pas, pour différentes raisons, le mieux est de pouvoir s’appuyer sur l’autre. »
L’Argentin a notamment souligné l’attitude de Lebrón lors d’un moment compliqué.
« Juan a eu une excellente attitude en m’enlevant de la pression à ce moment-là. »
Il a ensuite insisté sur la confiance entre les deux partenaires.
« Même quand ça va mal ou qu’on est menés, nous pouvons compter l’un sur l’autre. J’ai confiance à 100 % en Juan, et j’espère qu’il a aussi confiance en moi. »
« Le coach nous gronde beaucoup parce qu’on ne suit pas la tactique »
Sur le plan sportif, Augsburger a reconnu que la paire avait encore des progrès à faire dans le respect des consignes.
« Ces derniers temps, le coach nous gronde beaucoup parce qu’on ne suit pas la tactique. »
Une remarque formulée avec le sourire, mais qui traduit un véritable axe de travail pour le duo.
« Si nous la respectons à la lettre, nous jouons vraiment très bien. Notre jeu devient très fluide, et c’est là que nous produisons notre meilleur padel. »
Les deux joueurs espèrent retrouver cette qualité de jeu lors de leur prochaine rencontre, face à Alejandro Galán et Federico Chingotto.
« C’est un match que nous voulons jouer depuis longtemps », a ajouté Augsburger.
Lebrón évoque son amitié avec Drake
La conférence de presse a également pris une tournure plus personnelle lorsque Juan Lebrón a été interrogé sur sa relation avec le rappeur Drake, après leur rencontre lors d’un événement.
« Drake est vraiment un très grand ami. Je l’admire énormément. C’est incroyable qu’il nous ait donné la possibilité de participer à l’un de ses événements. »
L’Espagnol a précisé que l’artiste jouait lui aussi au padel.
« Il joue aussi très bien au padel. J’espère pouvoir bientôt l’inviter à un tournoi pour qu’il assiste à l’un de nos matchs. »
Un mot pour Garrido et Pascual
Enfin, les deux joueurs ont été invités à revenir sur la prestation de leurs adversaires en quart de finale.
Ils ont notamment salué la progression de Juani Pascual, présenté comme un jeune joueur doté d’un potentiel important.
« Il a un talent et un potentiel vraiment énormes. Il a énormément progressé », a souligné Augsburger.
L’Argentin a également eu quelques mots pour Javi Garrido, qu’il estime revenu à un très bon niveau.
« Je pense que cette paire va beaucoup faire parler d’elle à l’avenir. »
Pour Lebrón et Augsburger, la suite se jouera face à Chingotto et Galán, avec un objectif clairement évoqué en conférence de presse : mieux respecter leur plan de jeu.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


































































































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