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Marta Marrero : « Il m’a fallu 1 an de padel pour intégrer le circuit pro »

Focus sur l’une des meilleures joueuses au monde : Marta Marrero. La joueuse de la team Black Crown Padel nous livre sa manière de fonctionner sur le circuit professionnel, comment elle s’est lancée dans le padel alors qu’elle était une joueuse professionnelle de tennis ayant atteint les quarts de finale de Roland Garros en 2000. 

Comment débute ton histoire avec le padel ?

Mon histoire avec le padel débute lorsque je me blesse gravement au tennis. Une blessure à la cheville qui ne me permettra pas de poursuivre ma carrière professionnelle dans le tennis.

j’avais atteint la 48e place mondiale. Mais la cheville me coupera dans mon élan.

C’est alors qu’une amie me fait découvrir le padel en m’invitant à jouer… A partir de ce jour, je me suis mise à jouer très régulièrement. Au départ, je ne me doutais pas que j’allais en faire mon métier. Mais plus les jours passaient, plus cela semblait une évidence.

Ça va donc faire presque 8 ans aujourd’hui que je me suis mise au padel. Le tennis, c’est derrière moi.

On peut dire que ton évolution a été rapide ?

J’ai une grande base de tennis, du coup évoluer au padel a été très rapide. Même si les coups ne sont pas forcément les mêmes, avec de l’entraînement on peut arriver à acquérir ces coups spécifiques du padel. Il faut évidemment être bien entouré et se servir des acquis.

Il faut également être prêt à aller contre ses éventuels automatismes tennistiques contre-productifs pour le padel.

Il a fallu beaucoup d’effort pour se débarrasser de certains « tics » et acquérir les coups forts de ce sport. Mais j’ai pu m’adapter et me battre pour découvrir toutes les joies de jouer avec les parois par exemple… Car au départ, ce fut le plus compliqué pour moi.

Tu te feras coacher par qui  au début ?

J’ai débuté le padel avec l’une des grandes personnes du padel mondial : Juan Alday. C’est lui qui m’a tout appris.

Maintenant, le padel est donc devenu mon travail. Le travail y est journalier !

Quand t’es-tu lancée sur les tournois de padel professionnels ? et avec qui ?

Après un an de pratique, je me suis mise à participer à des tournois de padel professionnels. Cette année est ma 7e année sur le circuit pro.

J’ai joué un an avec Nela Brito. Puis 2 ans avec Cata Tenorio. Et enfin je joue maintenant depuis 3 ans avec Alejandra Salazar. J’espère pouvoir jouer une année de plus avec elle et redevenir la première paire mondiale.

L’année dernière cependant notre aventure a été suspendue suite à une lésion de Alej qui l’a tenue loin des courts. J’ai d’ailleurs joué avec Cata l’année dernière.

J’ai l’impression que les changements de paires sont moins importants que chez les messieurs ?

Oui effectivement. C’est dû aux options chez les messieurs bien plus importantes que chez les dames.

Chez les dames, nous avons moins d’options. Globalement, il y a moins cette possibilité de changer de paire ou de faire évoluer ton jeu.

L’autre raison, c’est que chez les messieurs, tu as énormément de jeunes qui jouent très bien et qui débarquent sur le circuit. Là aussi pour l’instant chez les dames, ce n’est pas encore le cas.

On peut dire que sur le circuit professionnel, les 8 meilleures paires dames se tiennent et ont un niveau très proche. Du coup forcément les rotations entre les filles ne sont pas évidentes même si certaines filles le désirent.

Lorsque tu t’es lancée dans le padel, comment as-tu su que ton jeu était à gauche ?

C’était une évidence. Je n’ai jamais joué à droite ou alors peut-être une fois… Mais justement j’y pense et je me dis que ce serait peut-être intéressant de me tester à droite une année. Ce serait un challenge…Et peut-être serai-je encore plus efficace…

Alej et toi ne vivez pas au même endroit. Comment se passe les entraînements ?

Contrairement à beaucoup de paires, nous ne nous entraînons pas ensemble pour une raison simple : Elle est à Madrid et je suis à Barcelone.

Et cela fonctionne. Nous ne sommes pas vraiment les seules (ndlr. chez les messieurs, Juan Martin Diaz et Fernando Belasteguin ne s’entraînaient pas non plus ensemble lorsqu’ils jouaient ensemble et ne se voyaient exclusivement que lors des tournois…)

Alejandra s’entraîne donc à Madrid avec son propre entraîneur Manu Martin. Et moi, je m’entraîne donc mon club à Barcelone avec Juan Alday.

En revanche, il y a beaucoup de communication entre nos entraîneurs et entre Alej et moi. Du coup, nos entraînements sont donc synchronisés. Sur la partie tactique, il y a également beaucoup de communication pour nous améliorer et mettre en place des stratégies de jeu lors de nos tournois.

J’irai même plus loin, non seulement ça fonctionne, mais peut-être même est-ce dans notre cas, plus complet et efficace que si nous nous entraînions ensemble.

Propos recueillis par Franck Binisti

 

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