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L’entorse latérale de la cheville au padel

Clément Oudart, kinésithérapeute du sport à Paris, participant à la prévention et au soin au sein de la Fédération Française de Tennis de Table. Gère la chronique « santé » de Padel Magazine. Comprenez et gérer les pathologies relatives au Padel grâce à Clément Oudart.

Clément Oudart vous propose un focus sur la cheville au padel et l’une des pathologies traumatiques les plus fréquentes : l’entorse latérale de la cheville.

17% des blessés ont cette entorse

Si vous jouez au padel et que vous vous blessez, vous avez 17% de malchance d’avoir une entorse de la cheville.

C’est quoi ?

Une entorse de cheville correspond à l’étirement ou la rupture du ligament latéral de la cheville. (2)
Ce ligament se compose en 3 faisceaux.(1)

La plupart du temps c’est le faisceau antérieur qui est touché. Plus la blessure est grave, plus les autres faisceaux peuvent être concernés.

Le mécanisme d’inversion

Cela résulte d’un mécanisme d’inversion : le pied part en-dedans et vient donc mettre en tension le ligament.

Au padel, les moments à risques sont notamment les glissades et les réceptions de saut. Mais les blessures peuvent être provoquées également soit contre la vitre, soit sur le pied de son partenaire.

Le traitement

En fonction de la gravité le traitement variera. Cela peut aller d’une simple prise en charge kiné, jusqu’à une immobilisation voir même une chirurgie.

Le protocole PRICE  est à appliquer au plus vite (Protection / Rest / Ice / Compression / Elevation).

Plus concrètement, il faut comprimer, glacer, autoriser l’appui en fonction de la douleur, mettre au repos, et mettre en élévation.

L’urgence est de limiter l’apparition du gonflement.

Il faut donc comprimer et glacer au plus vite.  Puis consulter un professionnel de santé apte à traiter ce genre de blessure. Des examens complémentaires pourront être indiqués.

A savoir : la radio n’est pas automatique. Elle est utile pour écarter des pathologies plus graves comme la fracture/arrachement osseux.

Les autres blessures possibles dans cette région :

  • La rupture du tendon d’Achille,
  • La rupture de l’aponévrose plantaire,
  • Fracture et/ou arrachement osseux,
  • Luxation tendineuse,
  • Rupture complète du système ligamentaire .

On rejoue quand ?

Une fois ces pathologies écartées et que le diagnostic est validé la première question du joueur est « quand est ce que je vais pouvoir rejouer ? ».

La gravité est établie et validée à partir du 3e jour. Elle peut être faite à l’échographie. Cependant les signes cliniques sont essentiels pour définir la date de retour sur le terrain.

Classiquement les délai de reprise après une entorse de cheville sont de quelques jours à plusieurs semaines. (de la simple élongation à la déchirure  totale)

Lors de la guérison, les grands axes de travail de rééducation dans le temps sont :

  • Diminution du gonflement et de l’hématome
  • Récupération des amplitudes articulaires
  • Récupération de la qualité musculaire et proprioceptive.

Le retour sur le terrain pour un patient classique doit se faire avec une qualité musculaire et proprioceptive optimale.

La proprioception ?

La proprioception est la perception automatique et inconsciente du corps, des membres, de leur position et de leur mouvement dans l’espace.  Lorsque le ligament est touché cela provoque l’apparition de faiblesse musculaire, d’une diminution de la proprioception et des compensations.

La cheville a une particularité, le temps de lésion du ligament est inférieur au temps de réaction des muscles empêchant l’entorse. Cela signifie que les muscles de la cheville travaillent en anticipation et non en réaction. Cette particularité a sa conséquence dans le travail musculaire de reprise. Il faut apprendre la cheville à anticiper et non à réagir.

En l’absence d’un traitement adapté, les risques sont :  La persistance des douleurs Le risque de récidive  Une instabilité chronique.   Et donc une diminution de la performance .

Comment minimiser le risque ?

A l’aide d’une qualité musculaire et proprioceptive optimale BIS et un échauffement permettant d’éveiller la musculature incriminante.

Voici une liste d’exercices à introduire dans les échauffements pour renforcer et préparer sa cheville au jeu :

  • Travail de la réception – être capable d’utiliser la musculature pour contrôler la réception.
  • Travail de la qualité de propulsion – être capable de déclencher à l’aide des muscles du pied et de le
    cheville.

Ces deux qualités vont permettre d’acquérir des qualité de rebond (réceptionner et relancer vite) en
rajoutant la composante de vitesse nécessaire à la performance.

  • Travail d’équilibre en utilisant les compensations au niveau de la cheville.
  • Travail éducatif du pied et de la musculature propre au pied (sans un bon pied l’efficience en est
    diminué)

Ces qualités peuvent êtres travaillées de différentes manières, à l’aide de plan instable, d’échelle de
rythme ou même directement au sol et j’en passe.

Lors d’un simple échauffement, un travail sur terrain plat avec des chaussures est suffisant.. Ces outils sont intéressants lors de la rééducation ou lors d’un préparation physique spécifique.

Il est donc important d’éveiller sa cheville pour minimiser les risques de blessures.

Un travail préventif de préparation physique peut être également fait pour éviter la blessure mais aussi
pour augmenter la performance physique.

Mais encore une fois, la blessure est un événement rare. Il ne faut donc pas se focaliser dessus.

Echauffez-vous bien pour profiter au mieux de votre sport.

Pour toutes questions et remarques, n’hésitez pas à me contacter

A très bientôt et bon Padel.

Clément Oudart – clementoudart@padelmagazine.fr

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